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Le Chat

Le Chat



Dans l'obscurité d'une sobre chambre
Pleine d'oppression, de peur et de cloisons
Eclairée d'étincelles et du bocal à poisson
Pleurait le chat blottis contre d'inertes membres.

Une larme qui roule sur une joue lactescente
Se pose contre le pelage gris du chat sauvage,
Sanglots injustifiés, seulement par le blocage
De la jeune fille qui entame sa descente

Si quelqu'un entend ces complaintes,
Peut être alors le chat cessera-t-il
Le chant funèbre qui irrite le silence craintif
Taillé dans l'esquisse d'une moqueuse feinte.

Répondez-lui.
Il vit dans cette maison depuis la naissance de sa muse
Qu'il perd, en don d'une liberté non désirée.
Répondez-lui
Il n'aura que des poubelles, pour se satisfaire, il en abuse
Si son lait il voit s'enfuir de la main de son aimée.

Elle se meurt intérieurement, la grugeuse.
Ce soir, elle ne sait pas si elle va survivre
Au milieu de la cohue ; elle ne veut plus vivre.
Sa force s'amenuise, elle n'est plus si courageuse.

Ses pensées se perdent au large d'un lourd silence.
Il s'écrit en lettres de sang dans sa mémoire
Pourtant il lui est passé l'envie de le boire.
Une éternelle solitude prend place dans son essence.

Le chat se réfugie contre le creux du sein rebondi
Il ronronne en sentant son parfum sucré
Et pleure lorsque cette odeur emprisonne une nausée.
Le soupir rendu de l'âme s'est épris de la source tarie.

Répondez-lui.
Il vit dans cette maison depuis la naissance de sa muse
Qu'il perd, en don d'une liberté non désirée.
Répondez-lui
Il n'aura que des poubelles, pour se satisfaire, il en abuse
Si son lait il voit s'enfuir de la main de son aimée.

Et moi je vois cette scène de ma fenêtre.
Cette chambre isolée du reste du monde
Au moment même où la lune se plonge
Dans son devoir de mère sur les êtres.


Le chat s'est endormi au c½ur de sa froideur mortelle...

# Posté le jeudi 05 mars 2009 18:04

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